Pôle de Santé

Sandra Beauchaud Godey, Ostéopathe et fasciathérapeute à Crozon

Ostéopathie structurelle

La manipulation structurelle vise à modifier l’état d’un tissu conjonctif en lésion afin d’en améliorer la fonction. Elle consiste en une sollicitation brève, intense, isolée et localisée du tissu conjonctif profond, sans dépasser ses limites physiologiques.

Ostéopathie structurelle

Lésion tissulaire réversible : de quoi parle-t-on ?

La manipulation structurelle est réalisée sur des lésions tissulaires réversibles du tissu conjonctif, au niveau de toutes les structures du corps humain : articulaires, osseuses, viscérales, crâniennes ou tissulaires. On parle de lésion tissulaire réversible lorsque le tissu conjonctif (présent partout dans le corps) a perdu ses qualités de souplesse et d’élasticité.

Lors des tests et de la palpation, un tissu en lésion peut être perçu comme plus dense, plus sensible et avec une qualité de résistance différente.

La manipulation structurelle agit sur la structure du tissu conjonctif en lésion afin d’en modifier l’état et d’améliorer la fonction.

Une manipulation structurelle directe s’applique à différents tissus : articulations vertébrales et périphériques, mais aussi viscères, organes, et sutures crâniennes, toujours dans le respect des limites physiologiques.

Déroulé d’une séance d’ostéopathie structurelle

Plusieurs étapes sont nécessaires :

1) L’anamnèse

Elle permet de recueillir l’ensemble des informations concernant le patient et sa problématique. Elle ne vise pas à poser un diagnostic médical, mais à orienter le traitement, identifier les risques, et définir les contre-indications à la manipulation.

2) Palpation large de la zone

Palpation relativement générale au départ, puis de plus en plus ciblée, à la recherche d’un tissu dont la densité et la qualité sont différentes des tissus voisins.

3) Palpation locale et tests de résistance

Ces tests permettent un repérage précis de la lésion. Ils aident à évaluer la qualité de résistance du tissu conjonctif et à identifier un tissu altéré (dit “en lésion”), souvent plus dense et plus sensible à la sollicitation.

4) Le slack

Mouvement réalisé classiquement lors de l’expiration du thérapeute. Il permet l’exploration du jeu articulaire disponible. Il s’effectue dans le plan de glissement articulaire et nécessite très peu de force, grâce au faible frottement du cartilage et du liquide synovial.

5) Le thrust

Le thrust est une impulsion brève et intense, qui peut s’accompagner d’un bruit de craquement articulaire. Il déclenche une action réflexe immédiate et se fait sans notion de déplacement, ni de douleur, dans le respect de la physiologie du patient (gage de sécurité).

Objectif : aider le tissu conjonctif à retrouver ses qualités de souplesse et d’élasticité, afin d’améliorer le fonctionnement de la zone (et parfois de l’ensemble du corps).

À propos du « craquement articulaire »
Lors de certaines manipulations structurelles, un bruit articulaire peut être perçu. Ce phénomène est courant, maîtrisé et sans danger lorsqu’il respecte les limites physiologiques. En savoir plus →